À propos

Un peu d'histoire

Au départ

Le Club Sportif des Cheminots de Paris - CSCP - avait pour objet la pratique de l'éducation physique et des sports. La section Ski et Montagne, membre du CSCP, encourageait plus spécialement le développement des activités qui se pratiquent dans les pays montagneux

Les membres de la Section, pour la plupart d'entre eux, appartiennent à la direction des services centraux de la SNCF située à Paris. Les cheminots ont l'avantage de bénéficier de facilités de circulation par le train. Cependant, nombre d'entre eux ont difficilement accès aux hébergements hoteliers traditionnels que l'on trouve habituellement dans les sites touristiques de montagne

La pratique du ski par le plus grand nombre nécessitait la possibilité d'hébergement simple, convivial et ... bon marché ... Cet état d'esprit a été depuis le début la ligne de conduite que l'on suit dans l'histoire des chalets

1947 : Les début à la Mouria

Dès sa création en 1947, la Section a pris en location le chalet de LA MOURIA, propriété de
Monsieur Sloper à Moriond,
sur la Commune de St BON, devenu St BON- TARENTAISE. C'était une petite station de ski située entre Courchevel 1550 et Courchevel 1850. Elle n'était reliée à aucune des deux. Devenue plus tard Courchevel 1650, elle sera intégrée et reliée à l'ensemble du domaine de Courchevel.

Le président de la Section Ski était alors Xavier BURY, et le vice-président était Fernand FESSAGUET, poste qu'il occupera jusqu'à son décès en 1973. Il entre en 1948 au bureau du CSCP, Fernand CHEVEAU en était le président fondateur.

Le Chalet "La Mouria", que la Section occupait depuis sa création, comportait une cinquantaine de lits, répartis sur trois niveaux, mais offrant un confort plus que rudimentaire, à peine digne des refuges d’altitude, cependant nous y avons passé d’excellents séjours et y avons appris le ski. 

1957 : Marcel Boulet élu président

Xavier Bury ne se représente pas. A sa grande surprise, Marcel Boulet est élu président de la Section Ski. C'est le début d'une longue période marquée par de nombreux événements, au cours de laquelle, nos valeureux cheminots skieurs vont se révéler être de furieux bâtisseurs

1957-1964 : On améliore la Mouria

1957-Sous l'impulsion du président nouvellement élu, Marcel Boulet, il est décidé d'apporter des améliorations à ce chalet. Et cela bien que nous ne soyons que locataires.

Le chalet était aménagé sur trois niveaux. L'étage supérieur, en contre-bas de la route, était un grand plateau où avait été aménagés la zone de vie (cuisine et emplacement repas), les boxes de couchage et La Pièce du Responsable. Cette dernière était séparée du reste par une mince cloison d'isorel mou. Les boxes de couchages comprenaient chacun quatre lits superposés deux à deux. Les boxes étaient séparés entre eux par des panneaux d'isorel à mi-hauteur et isolés du reste du séjour par des rideaux. Il fallait faire silence après le couvre feu et ne pas trop ronfler !

Côté sanitaire, c'était le minimum : 1 WC et un cabinet de toilette pour les étages "supérieurs" ; tout-en-bas, c'était un dortoir avec seulement un lavabo. Sur le côté gauche, se trouvait une sous-pente, basse de hauteur, du fait qu'elle recouvrait une cave voutée spacieuse accessible par le niveau intermédiaire.

Le premier gros chantier a consisté à utiliser cet sous-pente pour y installer La Pièce du Responsable. Pour cela, il fut nécessaire de casser la voute de la cave, pour gagner la hauteur nécessaire, et la remplacer par un plancher de bois.  La  nouvelle  Pièce du Responsable, joliement lambrissée devint  ainsi la plus belle pièce du chalet.

1964 : nous devons libérer la Mouria

En 1964, sur injonction du propriétaire, nous devons libérer La Mouria. Ce que veut en faire le propriétaire est assez imprécis ... Cette masure doit être incluse dans un aménagement global ... Allez donc y faire un tour ...

Ce fut le coup de fouet bénéfique pour notre Section, car cela nous obligea à rechercher des solutions de remplacement. La mouria devait être libérée pour le 1er mai 1965 ... Nous avions un an pour nous retourner ...

La première opportunité fut trouvée, grâce aux relations de Jean Boulengeot avec Eugène Blanc propriétaire d’un bâtiment en rénovation qu’il destinait à devenir l’annexe de son hôtel  bar restaurant “ Les Peupliers ”, mais ce bâtiment n’était pas totalement achevé et pas du tout équipé ... L'ambition de la section est sans limites, parallèlement la recherche se poursuit, et à la suite d'un très bon tuyau fourni par le frère de Jean-Claude Huckendubler, il est décidé de prospecter vers Bourg St Maurice. Un samedi matin, Marcel Boulet, Fernand Fessaguet et Jean Boulengeot débarquent à Bourg-Saint-Maurice.

Où le hasard donne un coup de pouce

Tout à fait par hasard, dès la sortie de la gare, nos trois compères tombent sur une vielle connaissance : Norbert Trésanini, ancien moniteur au Bouc Blanc à Courchevel,  beau-frère de Laurent Bois, patron des skis Rossignol. Norbert Trésanini est le directeur de la nouvelle station communale de Courbaton-Bourg Saint Maurice.

Après une entrevue avec le Maire Monsieur Mengeon, un homme très sympathique, qui souhaite l’implantation du tourisme social dans sa commune ... ce fut du social de haut de gamme ! Norbert entraîne nos visiteurs à la visite de l'école désaffectée du tout petit hameau des Granges, qu’il propose en location. Toutefois cette école est bien exiguë et ils demeurent très réservés ...
Cette école désafectée jouxte le Bar Restaurant "Les deux Têtes" appartenant à la famille Grognet et tenu par Fifine. Finalement c'est elle, qui a fait affaire et a pu ainsi agrandir son établissement qui n'a fait que prospérer grâce à la clientèle des cheminots.

De retour à Paris, dans la semaine qui suit, coup de téléphone de Norbert, qui annonce avoir trouvé un vieux chalet à vendre dans le hameau de La Millerette, tout proche de celui des Granges. Affaire à suivre...
Vue chalet

1965 : Début des travaux à la Millerette

Notre entreprise ne peut réussir que si les chalets sont fréquentés et si les travailleurs sont bénévoles ... Et les chalets seront fréquentés s'ils sont attractifs. Les travaux sérieux y débutent au printemps 65 sous forme de week-end, en général un sur deux.

Pour inciter au bénévolat, Il est institué un système par lequel une journée de travail donne droit à deux journées de séjour gratuites. Ce fut un succès !
Vue chalet

1976 : Acquisition du Praz

Fin 1970, Eugène Blanc, le propriétaire du chalet du Praz, nous informe de son intention de vendre. En nous laissant toutefois la priorité pour acquérir. C'est mieux !

L'assemblée générale exceptionnelle du 4 janvier 71 décide cette acquisition toujours au nom du CSCP. Le montant de l'acquisition sera couvert. En partie un prêt accordé par la SNCF. Le reste par une nouvelle émission de bons de souscription à nouveau auprès de nos seuls adhérents et amis. Elle recueille très rapidement le complément nécessaire.

Le 15 juillet 1971, le président signe la promesse de vente  avec les consorts Blanc héritiers d'Eugène. Mais l'acte définitif ne sera signé que le 4 novembre 1976, sous prétexte de difficultés rencontrées dans la succession Blanc.

A ce jour nous avons remboursé toutes nos dettes, excepté quelques bons dont les possesseurs semblent les avoir oubliés ou perdus ou bien avoir eu la bonne idée de nous en faire don. Qu'il en soient remerciés.

1985 : Naissance de l'APM

Le CSCP propriétaire de nos chalets n'est plus géré par les Servives Sociaux de la SNCF, mais par le CE, donc par les  élus.

Dès la suppression des services sociaux,  le président a été “ informé ” de l'intérêt que suscitait nos chalets auprès des collègues élus pour nous représenter dans leur administration, ils se voyaient déjà régissant leur exploitation. 

Nous ne pouvions absolument pas accepter la menace de perdre le contrôle de nos chalets après tant d'années d'effort. Afin d’écarter la menace, Marcel Boulet trouve une solution qui, au début, rencontre les hésitations du CSCP. Les chalets ont été payés ou construits par les seuls adhérents de la Section SKI ou de ses amis, sans la moindre participation financière du CSCP.

Après de nombreuses difficultés, mais avec le soutien de son nouveau président Daniel Mecboub, l'Assemblée Générale du CSCP du 8 octobre 1985 accepte de louer  nos chalets à la nouvelle Association Le Praz La Millerette.

En conclusion, le 3 décembre 1985 au nom de l’APM Marcel Boulet signe avec le CSCP un bail emphytéotique d'une durée de 60 ans. En pratique, les membres de l'association APM sont les membres de la Section Ski et Montagne du CSCP.

2008 : Nouvelle organisation

Les sections sportives du CSCP deviennent des Associations. La Section Ski et Montagne devient  LE CSCP. Elle est dédiée à la pratique des activités et sports de Montagne. L'association CSCP reste propriétaire des chalets. Elle les loue à l'APM. L'APM exploite les chalets loués au CSCP.

1998 : Marcel Boulet quitte la présidence

À l'âge de 80 ans, Marcel Boulet décide de passer la main, au bout de 40 années de présidence. L'assemblée du 9 octobre 1998 choisira Yves Parola comme nouveau président.

2021

APM devient la section Montagne et Loisirs du CSCP

Quelques mots sur Marcel Boulet

Dès son élection à la présidence de la Section Ski, Marcel Boulet ne cessa d’oeuvrer pour l’amélioration du confort des chalets en favorisant l’acquisition de deux chalets et en entrainant nos valeureux cheminots dans des travaux de construction et d’aménagement quelquefois audacieux. Il  a su aussi trouver les bons interlocuteurs pour obtenir aides et soutiens. Dans cette dynamique, nos cheminots skieurs, ont pris le relai et continuent à améliorer la vie dans nos chalets …